David Lean

De Cinéann.

Sir David Lean est un réalisateur et producteur britannique. Son grand succès est Lawrence d'Arabie.

Biographie

David Lean est né le 25 mars 1908 à Croydon , dans le Surrey.

Après des études classiques, David Lean a commencé dans le cinéma comme assistant-opérateur (avec le clap). En 1930 il travaille dans l'édition des films d'actualité diffusés au cinéma pour Gaumont Pictures ou encore Movietone. Sa carrière, à proprement parler, commence avec « Escape Me Never » (1936), tandis que son premier travail comme réalisateur est effectué en partenariat avec Noel Coward sur « In Which We Serve » (1942). Il se fait un nom avec « Brief Encounter » (Brève Rencontre) (1945) puis dirige plusieurs films basés sur des romans classiques tels que « Great Expectations » (Les Grandes Espérances) (1946). « The Sound Barrier » (1952) est une comédie à la britannique, tandis que « Hobson's Choice » (Chaussure à son pied) (1954), dont Lean est aussi producteur, est une adaptation comique du Roi Lear dans le Manchester Victorien.

Avec l'arrivée de la couleur, Lean devient une figure incontournable avec « The Bridge on the River Kwai » (Le Pont de la rivière Kwaï) (1957), pour lequel il remporte un oscar suivi d'un autre pour Lawrence d'Arabie. En 1965 il réalise « Doctor Zhivago » (Le Docteur Jivago) (1965) qui est également un succès. Après le succès mitigé de « Ryan's Daughter » (La Fille de Ryan (1970), il ne dirige plus aucun film jusqu'à son dernier en 1984 : « A Passage to India » (La Route des Indes). Il meurt en 1991 alors qu'il prépare l'adaptation de Nostromo de Joseph Conrad.

Les thèmes et motifs qui se déclinent dans la filmographie de David Lean sont le triangle amoureux, le dépit amoureux, la passion, l'interdit, le dépassement de soi-même, au détriment parfois d'un contexte politique et historique relégué au second plan, comme dans l'histoire d'amour éhontément romantique du Docteur Jivago.

La séquence d'Oliver Twist et sa peinture d'une Nature quasi panthéiste, est quelque peu semblable à l'ouverture des Grandes Espérances, si ce n’est que le montage rythmé et frénétique y est à l'opposé des longs panoramiques qui suivent la folle course de Pip. Mais ce dernier se trouve face à une nature tout aussi hostile que la tempête contre laquelle se bat la mère d'Oliver. Tempête qui annonce la séquence monumentale de La Fille de Ryan où les villageois bravent une mer houleuse pour sauver leur héros révolutionnaire irlandais face aux Anglais. Que ce soient les airs qui engloutissent un aviateur zélé dans le captivant Mur du son ou une forêt complice qui vibre aux frissons de Rosy, touchée pour la première fois par son amant, la nature et le monde extérieur sont des personnages à part entière dans les films de Lean. Les plans d'ensemble et les panoramiques d’une plage de sable blanc ou d’une jungle hostile abondent chez lui, mais sont toujours le faire-valoir d'un gros plan de l'individu dont il nous conte l'histoire. Ils sont ainsi le fruit d’une “méthode” cinématographique systématique: replacer dans son contexte pour mieux particulariser. Comme le démontre son tout premier film Ceux qui servent en mer, film de propagande coréalisé avec Noël Coward, et qui alterne les séquences de guerre à grande échelle avec les réminiscences de quelques marins issus de diverses classes sociales.

Ainsi, la figure solitaire de Lawrence d'Arabie sur son chameau ou le Colonel Nicholson arpentant fièrement son pont sur la rivière Kwaï ne sont pas seulement de simples points noirs à l'horizon, mais des personnages profondément humains dont Lean nous fait sonder l'âme. C'est pourquoi il a toujours rejeté le théâtre; son sens du détail et de la métaphore a besoin d'une caméra pour pointer du doigt la chaussure que lâche Katharine Hepburn succombant au baiser de son prince charmant dans Vacances à Venise ou la chaussure de Michael, l'idiot du village de La Fille de Ryan, dont le rythme incessant fait rejaillir les cauchemars de guerre du jeune soldat anglais.

Une carrière très riche, avec des films de genres variés qui progressent du modeste au grandiose, marquée par diverses périodes, collaborations et inspirations (Noël Coward, Charles Dickens, H.G. Wells, E.M. Forster, Boris Pasternak, Joseph Conrad dont le Nostromo ne voit jamais le jour). Les films de sa période dite anglaise (1942–1954), animés d’un souffle réel, témoignent d'une certaine modernité et méritent absolument une réévaluation; et si, dans sa carrière internationale (1955–1984), ses grandes fresques du passé jurent un peu dans le paysage cinématographique anglais de cette époque, elles sont pour la plupart d'une grande beauté et d'un divertissement merveilleu

David Lean meurt à Londres le 16 avril 1991

Filmographie


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