Ouvre les yeux

De Cinéann.

Ouvre les yeux (Abre los ojos en espagnol) est un film de 1997 réalisé par Alejandro Amenábar qu'il a lui-même écrit avec Matéo Gil.

Synopsis

Dans la cellule d’une unité psychiatrique carcérale, César, un jeune homme de 25 ans, est aidé par un psychiatre (Antonio) à reconnaître les circonstances qui l’ont amené à commettre un meurtre. Les progrès du récit de César font apparaître de graves confusions dans sa perception de la réalité.

César était un garçon riche et beau, lorsque son ex petite amie (Nuria), poussée par la jalousie, provoque un accident de voiture dans lequel elle meurt et laisse César horriblement défiguré. À partir de ce moment, sa vie devient un cauchemar, les visions s'enchaînent et le désorientent un peu plus chaque fois (il voit par exemple Sofía, sa petite amie, avec le visage de Nuria). Il finit par être arrêté pour le meurtre d'une femme, Sofía d'après tout le monde, mais lui est persuadé que c'est Nuria. Désespéré, il vient à mettre en doute son équilibre psychique et à imaginer une conspiration contre lui.

Avec ce second long-métrage, Amenabar continue d'explorer cette thématique qui lui est chère de la mort. Le scénario, brillamment co-écrit par Amenabar et son comparse Mateo Gil, fait preuve de nombreuses qualités, la principale étant sa capacité à faciliter l’immersion du spectateur dans le quotidien de César. Ce faisant, il ancre son film dans une routine avant d’asséner à son public sa première claque, un “simple” accident de voiture, première pièce d’un puzzle diabolique qui va aller de pire en pire, au gré d’une intrigue fascinante.

Ce script, parfaitement maîtrisé, sait embrouiller le spectateur, sans jamais le perdre, avant de logiquement remettre en place chaque pièce et d’embarquer ainsi son public très loin du point de départ du film. Au final, si l'histoire dans sa globalité reste un brin classique pour tout habitué de fantastique, elle tire sa grande originalité de sa construction et de sa mise en scène.

Alejandro Amenabar réussit dans son film un véritable télescopage des genres : un soupçon de policier genre Hitchcock, une pincée de psychologie façon Lynch, le tout sur des thématiques que n’auraient reniées ni Philip K.Dick, ni William Gibson. Mais là où Lynch, aime perdre son spectateur en route, Amenabar sait intelligemment l’amener là où il le souhaite ; c’est ici que le rôle du psychiatre prend toute son importance : véritable représentation imagée du spectateur, il aide ce dernier à garder un point d’ancrage dans ce monde qui ne lui est plus familier, et, grâce à cette identification plus facile, permet à la scène finale d’acquérir toute la force dramatique qui lui est nécessaire.

Distribution

Fiche technique


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