Valeria Bruni-Tedeschi

De Cinéann.

Actrices.jpg

Valeria Bruni-Tedeschi est une actrice, scénariste, réalisatrice de cinéma et comédienne de théâtre française d'origine italienne, née à Turin le 16 novembre 1964.

Elle est la fille du compositeur d'opéra Alberto Bruni Tedeschi, et de l'actrice et pianiste concertiste Marysa Borini. Elle est la sœur aînée de Carla Bruni-Sarkozy, auteur-compositeur-interprète-épouse-du-président, et avait un frère aîné Virginio, décédé en 2006.

Biographie

1973 : elle a 9 ans lorsque sa famille quitte l'Italie pour s'installer en France par peur des enlèvements par les Brigades rouges italiennes.

Elle suit des cours de théâtre à l'atelier Jean Darel, les cours de Blanche Salant au Centre Américain et après une année d'hypokhâgne, elle suit des cours de théâtre à l'École des Amandiers de Nanterre, avec pour professeurs Pierre Romans et Patrice Chéreau et avec pour camarades de promotion, Agnès Jaoui, Vincent Pérez, Marianne Denicourt, Bernard Nissille…

1983 : elle débute à l'âge de 19 ans la fois à la télévision et au théâtre avec Paolino, la juste cause et la bonne raison inspiré d'une composition musicale de son père, adapté pour la télévision par le réalisateur François Reichenbach et au théâtre avec la pièce Platonov d'Anton Tchekhov mis en scène par Patrice Chéreau.

1986 : elle a 22 ans lorsque elle apparaît pour la première fois au cinéma dans Paulette, la pauvre petite milliardaire de Claude Confortès.

1987 : Patrice Chéreau, qui reste son mentor, lui offre son premier vrai rôle dans son film Hôtel de France tourné avec les élèves acteurs de l'École des amandiers.

1993 : elle accède à la célébrité médiatique grâce au film Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, de la jeune réalisatrice Laurence Ferreira Barbosa, pour lequel elle est récompensée par le César du meilleur espoir féminin (1994).

1997 : c'est en co-écrivant les dialogues du film Mots d'amour avec son compagnon Mimmo Calopresti qu'elle prend goût à l'écriture de scénario et écrit, réalise et joue son propre rôle en 2002 dans son film inspiré de sa vie personnelle, Il est plus facile pour un chameau..., qui lui vaut le prix Louis-Delluc du premier film 2003.

Elle enchaîne de nombreux films de cinéma et de télévision, ainsi que des pièces de théâtre, entre la France et l'Italie. Valeria est une des actrices les plus demandées du cinéma français, souvent dans des rôles de personnages fragiles et tourmentés pleins de charme…

Actrice et réalisatrice

Valeria aborde le métier de réalisatrice en intégrant toute son expérience d'actrice.
Elle déclare : "C'est en tant qu'actrice que je fais des films. Mes dialogues sont écrits à partir de ce que je connais du mètier... Je garde un sentiment d'illégitimité; je ne pourrais pas être dans une économie de films chers.
Quand les cinéastes ne parviennent pas à financer un film, ils sont dans le désarroi. Si mon scénario est refusé, je peux à nouveau me glisser dans ma peau d'artiste.
Être actrice me permet de diriger les acteurs comme j'aurais rêvé de l'être certaines occasions
"

Tout dans ses films brouille une frontière qu'elle voudrait plus étanche entre le réel et la fiction. A commencer par le casting des rôles principaux qui trouble un peu plus l'exercice de mise à distance. Dans chacun de ses trois longs-métrages, la réalisatrice interprète elle-même le rôle principal, confiant à sa propre mère, Marisa Borini, celui de la mère, quand Louis Garrel joue l'amoureux.
Pourtant, Valeria Bruni Tedeschi déclare « Ce n'est pas une psychanalyse de faire des films. On ne fait pas de film pour demander pardon, on ne répare rien. Le travail en lui-même, c'est une thérapie. Je me couche plus facilement le soir quand j'ai bien travaillé. Ça me donne une sérénité, même si ça n 'apaise pas mes tourments. »
Dans ses films, les femmes tourmentées entrent dans les églises, vont se confesser, allument des cierges ou prient la Vierge Marie. « L’Église fait partie de ma culture, de mon éducation, on avait l'heure de religion à l'école laïque italienne dans laquelle nous étions, raconte-t-elle. Le dimanche, j'écoutais les Évangiles. Ses figures font partie de mon imaginaire, presque comme des personnages de bande dessinée. Adam et Ève m'accompagnaient le soir dans mon lit. J'aime les rituels religieux. Il m'arrive de sentir que j'ai la foi, je cherche la foi. »

La religion cohabite avec la psychanalyse qui, dit-elle,«  fait partie de ma vie. Ce n'est pas une baguette magique, mais ça serait pire si je ne la pratiquais pas ». Sur la pellicule comme dans la vie, elle fouille le passé, décortique les blessures d'enfance et les souffrances des adultes qui ne veulent pas grandir.
« Quelles qu'en soient la raison, les circonstances, quitter son pays est un traumatisme. Ce n'est pas anodin, le déracinement. Lorsqu'on vous dit enfant: "Quelqu'un veut te kidnapper", cela signifie que tu as fait quelque chose de mal. On ne peut pas dire que c'est rien. J'ai le sentiment que rien ne m'a apaisée, que rien ne m'apaise, que rien ne m'apaisera jamais »

Filmographie

Réalisatrice

Actrice

Uncoupleparfait.jpg


Retrouvez tous les détails de la filmographie de Valeria Bruni-Tedeschi sur sa fiche IMDB

Outils personnels

Le cinéma de Nezumi; les artistes contemporains / Randonnées dans les Pyrénées

Les merveilles du Japon; mystérieux Viêt Nam; les temples et des montagnes du Népal ; l'Afrique