Ann’s Blog

9/10/07

wikipedia fr censure les anti-nucléaires

Filed under: — site admin @ 7:33 am

Wikipedia vient de (démocratiquement ?????) supprimer un article sur un mort dans une manifestation antinucléaire, pourtant présent sur les versions anglaises et allemandes. Wikipédia adore réécrire l’histoire, nier les faits, mais par contre aucun problême pour rédiger un article sur un obscur canton des USA ou un personnage secondaire d’une manga.

Extraits édifiants des commentaires pour la suppression de l’article:
*Si on commence à accepter les gens morts par accident, c’est une bonne chose, rien que pour la France, on va rajotuer les 5000 morts par an sur les routes, plus tous les autres. Mais je ne suis pas persuadé que cela soit vraiment encyclopédique signé X
* En l’état, l’article est un morceau de propagande, par trop assaisonné de liens externes, et sans source. Pour moi, il n’est donc pas acceptable, ni sur la forme, ni sur le fond, puisque, comme cela a été signalé, il s’agit d’un fait divers dont les (faibles) conséquences peuvent être traités dans un article sur le transport des matières nucléaires, en moins de deux lignes. signé Y
* Complètement anecdotique. Wikipédia n’est pas un mémorial. Volonté de propagande de la part des anti-nucléaires.signé Z

Voir la totalité du débat

Voila l’article en question:
Article censuré dans Wikipédia:

Sébastien Briat (né le 17 août 1982; mort le 7 novembre 2004 à Avricourt (Moselle)) est un militant antinucléaire français. Il est devenu célèbre par sa mort lors d’un accident avec un train, qui transportait des déchets nucléaires.

Circonstances de l’accident

Selon un accord franco-allemand conclu en 2001, il est prévu que les combustibles usés des centrales nucléaires allemandes soient, pour partie, envoyés en France pour y être traités. En retour 12 emballages de résidus vitrifiés issus du retraitement de combustibles nucléaires usés repartent chaque année en Allemagne. Les anti-nucléaires français et allemands dénoncent ces accords et organisent des actions de protestation « non violentes » qui consistent en des tentatives de blocage des trains de déchets nucléaires.

Lors d’une action de protestation contre un transport de ces déchets nucléaires provenant de La Hague allant vers Gorleben (Allemagne), un groupe de militant pour l’environnement cherche à arrêter le train en bloquant illégalement la voie ferrée. Les militants qui organisent le blocage à Avricourt dans la région de Nancy, connaissent un enchaînement de problèmes techniques, comme l’absence d’hélicoptères par exemple. Le conducteur du train, qui roule à vive allure dans une courbe, ne peut enclencher l’arrêt d’urgence faute d’avoir été prévenu à temps. Sébastien Briat, qui n’est pas enchaîné, est percuté en quittant les rails.

La reconstitution organisée par la police détermine que la vitesse du train s’élevait à 98 km/h lors de l’accident, ce qui signifie que le groupe n’avait que 8 secondes pour s’éloigner de la voie. Sébastien Briat, qui se trouvait debout à un mètre de la voie à l’arrivée du train, est aspiré sur les rails. Ses deux jambes sont sectionnées, et il meurt sur place.

Réactions

Selon les camarades de Sébastien Briat, « Nous n’avons pas décidé d’arrêter ce train par immaturité ou par goût de l’aventure. Sébastien n’est pas mort au volant en rentrant ivre de discothèque, mais en agissant pour faire entendre ses convictions. Et c’est sans conteste pour cela que son décès ne sera jamais, pour nous, un fait divers. »

Sébastien Briat était un membre actif du syndicat anarchiste Confédération nationale du travail (CNT celle dite des Vignoles), qui dénonce en France la poursuite dans la fillière nucléaire au travers de la construction de nouveaux réacteurs de type EPR et du réacteur expérimental thermonucléaire ITER.

Selon le syndicat de cheminots Sud Rail, le train aurait du circuler à une vitesse beaucoup plus prudente, pour lui permettre d’avoir le temps de s’arrêter à vue. Selon le syndicat, dans la courbe de l’accident, la vitesse aurait dû atteindre 30 km/h. A cette vitesse, Sébastien Briat, qui n’était pas cadenassé et avait la possibilité de se dégager rapidement de la voie, aurait probablement réussi à s’en sortir vivant.

Selon le réseau Sortir du nucléaire, ce drame démontre que le nombre considérable de transports de matières nucléaires en France amène les autorités et les entreprises de l’industrie nucléaire à économiser au maximum sur les mesures de sécurité élémentaires que l’on peut attendre d’un tel transport. Il affirme aussi que des personnes qui seraient mal intentionnées, contrairement aux militants antinucléaires, pourraient très facilement intercepter un train de déchets radioactifs.

2/06/07

Brialy était un robot assexué?

Filed under: — site admin @ 8:21 pm

Comme souvent la mort d’une personnalité provoque sur Wikipédia un afflux de contributions sur la personne décédée. Ainsi le célèbre Jean-Claude Brialy n’a pas échappé à la régle. Ainsi sa biographie passe, entre le 29 mai, veille de sa mort, et le 2 juin de 3 lignes à plus d’une soixantaine de lignes. Encore faut-il près de 190 contributions pour obtenir ce résultat.

Mais toujours rien sur la vie privée de Brialy, pas de femmes, pas d’enfants, pas d’amants, si l’on en croit wikipédia, Brialy était un robot neutre et assexué.

Et pourtant on trouve son coming-out page 493 de son livre “le ruisseau des singes”, un grand succès de librairie (300 000 exemplaires vendus, mais aucun wikipédien). Il raconte que jouer le rôle d’un homo dans le film “les acteurs” n’a posé aucun problème. Voici ce qu’il en dit :

” Jamais je ne me suis vanté ni n’ai eu honte de mes penchants homosexuels. Certains m’ont questionné sur ma discrétion concernant ma sexualité, avec un peu de reproche dans la voix pour mon manque d’engagement militant. Sans doute faut-il faire bouger les mentalités mais je déplore que sous l’étendard des homosexuels, se regroupent les furies de tous bords. En fait, si je suis discret sur ce sujet, c’est qu’il relève de la vie intime, qu’il ne regarde que moi et surtout qu’il n’y a pas grand chose à en dire !

Mes parents étaient au courant mais jamais nous n’en parlâmes ensemble, nous réfugiant de part et d’autre, dans un silence hypocrite. (…) Ils furent toujours courtois avec les garçons que je leurs présentais.”

Si le public a du attendre son livre “le ruisseau des singes” pour avoir un coming-out, tout le monde du spectacle connaissait sa sexualité. Il a en fait attendu la mort de ses parents pour rendre public son homosexualité, pour ne pas les blesser.

Voila, tout ça c’est de la vie simple et belle, mais c’ est moins excitant pour les post-adolescents boutonneux qui font la loi sur Wikipédia que la liste des films non pornographiques contenant des actes sexuels non simulés ! Il faut bien noter que, suivant le bandeau qui orne celui-ci, “cet article manque de sources” Ils veulent encore plus de croustillant ces jeunes!!
le beau serge

4/05/07

Sarkozy l’EPR et Wikipédia

Filed under: — site admin @ 9:12 pm

La bourde de Nicolas Sarkozy sur l’EPR au cours du débat de l’entre deux tours fut monumentale.

Le postulant à la Présidence de la République ne connaît visiblement rien aux technologies nucléaires et ne savait même pas que l’EPR n’est encore qu’un prototype (alors qu’il a, dit-il, lui même signé l’accord avec la Finlande). Il ne sait pas non plus ce qu’est un générateur de troisième génération et ignore qu’une quatrième génération est en préparation…

Comment gérer cette situation de crise ?

Du côté des médias traditionnels, pas de problème, ce sont des amis, on claque la bise à Arlette (Chabot, pas l’autre) et le tour est joué…

Reste ce satané réseau Internet. Difficile à contrôler, surtout les espaces de liberté, comme Wikipédia, cette encyclopédie libre dans laquelle chaque Internaute peut venir ajouter son savoir et que chacun peu améliorer jusqu’à ce que le résultat suscite le consensus.

Embêtant, ça…

Vous pouvez aller vérifier vous-même. L’article sur l’EPR (qui donne tort à Nicolas Sarkozy) avait atteint le point de consensus et vivotait tranquillement…

Dans les minutes qui ont suivi la bourde de Nicolas Sarkozy, des internautes proches de l’UMP sont venu falsifier l’article et prétendre que l’EPR était un réacteur de génération IV. Ils ont déclenché une bataille de wikipédistes telle que les administrateurs du site ont du faire passer l’article en mode semi-protégé. L’historique des modifications en témoigne…

Voilà la France que nous promet Nicolas Sarkozy. Quand le conducator suprême se trompe, on réécrit l’histoire, la théologie, et même la science !

17/03/07

D’après “Nature” Wikipédia serait l’égale de Britannica

Filed under: — site admin @ 8:08 pm

La fameuse étude de la revue américaine Nature, comparant wikipedia à L’encyclopedia Britannica, ne prouve rien. Cette étude peut être dite « fameuse » car elle est unique en son genre, Nature étant la seule instance respectable au monde, à accorder à wikipedia une fiabilité, et fégalement parce qu’elle fut en conséquence aussitôt citée jusqu’à plus soif, par les idolâtres et fétichistes que sont devenus des adeptes de wikipedia que celle-ci semble avoir décérébrés, jusqu’à Michel Serres compris

L’étude ne prouve rien, mais elle est pourtant le principal, et même à vrai dire le seul argument constamment invoqué par les wikipédiens et wikipedolâtres en faveur de wikipedia, car elle “montrerait” soi-disant la fiabilité comparable des deux “encyclopédies” (guillemets pour wikipedia) étant donné le nombre de fautes respectivement relevées dans un minuscule échantillon d’articles de chacune des deux . Le nombre des erreurs tend à être similaire sur l’échantillon prélevé par Nature, comme elle le proclame et comme le répète indéfiniment wikipedia en la citant. Du moins ce que Nature a considéré comme des erreurs, car Britannica conteste.

Cependant cette étude de Nature a été faite à la suite du scandale de l’affaire Seigenthaler . Celui-ci, collaborateur proche de Robert Kennedy fut accusé faussement sur wikipedia d’avoir été -soi-disant- soupçonné pour avoir -soi-disant- eu des responsabilités dans l’assassinat des deux frères Kennedy. L’article diffamatoire est demeuré ainsi des mois, sans correction, sur wikipedia, montrant le caractère fictif de l’auto-correction affirmée par wikipedia. La fausse rédaction a été dénoncée par la victime de la diffamation.

[Citation de l’article incriminé de wikipedia : « John Seigenthaler Sr. fut l’assistant de l’Attorney General (ministre de la Justice, ndlr) Robert Kennedy au début des années 60. Pendant une brève période, il fut soupçonné d’être directement impliqué dans les assassinats des Kennedy, John et son frère Bobby. Rien ne fut jamais prouvé. »]

L’étude comparative de Nature a été faite pour redonner à wikipedia une crédibilité largement entamée par l’affaire ci-dessus citée et qui a fait le tour du monde. Internet oblige.

La dite étude de Nature a porté sur 42 articles de la version anglaise de l’Encyclopédie, seulement, et ceux-ci concernant uniquement des sujets de sciences. Ce qui n’empêche pas les zélateurs de la version francophone de brandir à tout bout de champ cette étude. Peut-on considérer que l’étude comparative de 42 articles est significative ? (sachant que wikipedia en anglais comporte environ 2 millions d’articles -en tout cas ce qu’ils appellent articles sur wikipedia)
En quoi un si petit nombre d’articles, sélectionnés selon des critères non-communiqués, prélevés dans une seule catégorie, (la seule sérieuse apparemment pour les observateurs de Nature, c’est à dire les sciences) et qui laisse de côté tous les articles problématiques, d’une part, c’est à dire idéologiquement orientés, y compris de propagande ou falsificateurs jusqu’à la révision de l’histoire

Parmi les fautes de Britannica relevées et retenues par Nature : Mendeleiev est présenté comme le 14° enfant de sa famille alors qu’il est le 13°. On trouve pire sur wikipedia. La méthode de sélection des articles retenue par Nature n’est pas communiquée par celle-ci. Elle semble un peu légère.

Britannica a contesté la-dite étude qui, d’après ses observations, ne peut être admise comme établissant la fiabilité de wikipedia, non plus que ce que Nature appelle les erreurs de Britannica. Britannica qualifie l’étude de Nature d’inexacte et conteste de plus son interprétation des faits invoqués.
«Nous n’avons jamais prétendu que notre encyclopédie était absolument sans erreur. Mais Nature nous a attribué des douzaines d’inexactitudes qui n’en étaient pas.»

Pourquoi Nature n’a pas exploré la grande majorité de ce qui constitue wikipedia soit les articles bidons, et la masse incommensurable d’articles non-encyclopédiques (tels ceux qui concernent la pornographie, les curiosités marginales, l’actualité des « people » et chiens écrasés, ceux constitués à partir de listes de vocabulaire, ou listes de personnalités au curriculum zéro tel le petit ami de Britney Spears par exemple, ou des listages de toutes les communes d’un pays , ainsi que les articles portant sur toutes les curiosités les plus ésotériques, les pseudo-sciences, les gourous, guérisseurs et autres pratiques cherchant des alternatives miraculeuses à la médecine, -de même que l’on cherche des alternatives fantastiques aux théories scientifiques : sujets non pris en compte par Nature- ainsi que le para-normal et toutes sortes de superstitions, bref, tous les sujets relevant de l’irrationalisme y compris les sectes etc. etc. ) en quoi cela pourrait-il prouver quoi que ce soit sur la véracité des articles et le sérieux de wikipedia qui n’a pas de comité éditorial ?
* Pourquoi Nature n’a-t-elle pas été exploré toutes les occurrences qui contredisent les théories scientifiques les mieux établies ?
* Pourquoi n’a-t-elle pas pris en compte la contestation de la science elle-même, et de ses diverses méthodes, qui est la conviction 1° qui sous-tend toute l’entreprise wikipedia ?
* Pourquoi n’a-t-elle pas été voir ce que wikipedia cite et comment elle cite les références scientifiques et d’épistémologie (c’est à dire les études et commentaires philosophiques à propos des sciences) ?
* Pourquoi n’a-t-elle pas été voir du côté des tendances à réviser l’histoire dont wikipedia est riche ?
* Pourquoi n’a-t-elle pas pris en compte les biographies diffamatoires ?
* Pourquoi ne se soucie-t-elle , dans son étude, que des erreurs factuelles et non des inflexions idéologiques fortes ?
* Pourquoi n’a-t-elle pas cherché à débusquer les omissions qui donnent aux exposés un tout autre sens selon ce qui est omis ?
* Pourquoi n’a-t-elle pas cherché à recenser les articles de qualité, dignes d’une encyclopédie, plutôt que de s’en tenir à la seule recherche d’erreurs factuelles ?
* Pourquoi n’a-t-elle pas comparé wikipedia à Encarta, soit une encyclopédie populaire, qui donne une idée de ce que peut être la conjugaison de qualité encyclopédique avec populaire ?
* Enfin, last but not least, comment Nature peut-elle garantir la fiabilité de wikipedia , alors que wikipedia elle-même ne prétend pas le faire puisqu’elle affiche cet avertissement en tête de son site (wikipedia ne garantit pas … elle ne peut en rien être tenue pour responsable…) ? et que Wales lui-même est également bien obligé de reconnaître les faiblesses de wikipedia ?

Conclusion : Nature , à vouloir être plus royaliste que le roi, n’a pas prouvé autre chose qu’un zèle intempestif.

* origine partielle: Le Blog d’Alithia

3/03/07

L’encyclopédie Wikipédia, une pseudo-encyclopédie

Filed under: — site admin @ 6:12 pm

Extrait de Wikipédia, une pseudo-encyclopédie

disponible sur le site Red Dog Marketing

Le site collaboratif Wikipédia semble aujourd’hui devenu une référence pour les recherches sur Internet, tant ses pages inondent littéralement les résultats du principal moteur, Google. Le nombre de ses articles croît sans cesse, de même que sa présence sur le web qui se révèle de plus en plus envahissante. Pourtant, des voix se font entendre pour dénoncer la manoeuvre. Wikipédia ne serait pas aussi “blanc” qu’il paraît à beaucoup.

La première source de critiques vient des scientifiques eux-mêmes, puisque Wikipédia a la prétention de représenter un savoir encyclopédique. Les professionnels de la documentation s’interrogent sérieusement sur la validité de Wikipédia. C’est le cas dans l’article académique dont voici un extract (”Wikipédia : une source d’information extraordinaire ou une pseudo-encyclopédie peu fiable” par Guy DELSAUT). L’auteur est administrateur de l’Association Belge de Documentation. On consultera également les commentaires à l’issue du billet sur le blog Vedocci qui traite d’intelligence économique.

Le site le plus intéressant qui met en doute le sérieux de Wikipédia est le blog très bien documenté Observatoire de wikipedia dévoilant le mythe de sa neutralité. On y trouve abordés des thèmes comme la propagande sur Wikipédia, les classifications non encyclopédiques, la non fiabilité de Wikipédia, le mythe de la neutralité cultivé autour de Wikipédia, la propagande et la censure qui y opère (parfois au bénéfice de groupes activistes d’extrême-droite). L’auteur, qui se présente sous le pseudonyme d’Alithia, a fait là un remarquable travail d’analyse et va jusqu’à parler de mensonges et d’escroquerie au sujet de Wikipédia.

La critique que ces universitaires font de Wikipédia paraît fondamentale en terme scientifique. Elle devrait ruiner aux yeux des internautes ayant un minimum de culture générale la prétention de cette pseudo-encyclopédie à être autre chose qu’un ramassis d’opinions hétéroclites publiées par des anonymes (opinions parmi lesquelles ne surnagent souvent que celles qui correspondent au consensus du moment). Mais les scientifiques ne sont pas les seuls à soulever le problème sérieux que pose Wikipédia. Les professionnels du web en ont aussi beaucoup à dire, c’est d’ailleurs la raison d’être de cet article.

Commençons par la principale critique que les professionnels font à Wikipédia. N’importe quel internaute peut aujourd’hui observer que les pages de Wikipédia inondent les moteurs de recherche. Or offrent-elles une véritable pertinence et un contenu adapté aux visiteurs ? Pas vraiment, car le contenu est souvent très vague et approximatif. Malheureusement beaucoup d’internautes s’en contentent, tant est peu développée l’habitude d’aller chercher plus profondément dans les résultats de recherche. Pourtant au-delà de la première page de Google, le web révèle souvent des informations de grande qualité, riches et détaillées. Avec sa tendance à s’approprier les premières positions de Google, Wikipédia occulte aux yeux de nombreux internautes une partie de la richesse du web.

Le second élément à ajouter au passif de Wikipédia, c’est le fait que ses pseudo-rédacteurs sont de grands spécialistes du copiez-collez, au sens où ils collectent à droite et à gauche des données dont ils méconnaissent souvent les qualités comme les défauts. Beaucoup de pseudo-rédacteurs ne paraissent pas vraiment en mesure de distinguer l’un de l’autre, ni d’avoir un abordage critique de l’information. D’où l’assemblage de bric et de broc qu’on trouve souvent sur Wikipédia. Mais le pire est bien cette appropriation de contenus originaux, extraits d’un contexte précis, pour aller en recopier des bribes plus ou moins adroitement sélectionnées sur Wikipédia.

Les pseudo-rédacteurs de Wikipédia “prennent”… mais est-ce qu’ils “donnent” ? En fait, non. Wikipédia France a adopté l’utilisation généralisée de la balise rel=nofollow qui indique aux moteurs de recherche de ne pas suivre le lien vers la source originale. On sait que les moteurs de recherche évaluent la popularité d’un site (entre autre) au nombre de liens qui pointent vers lui. Wikipédia se substitue aux auteurs originaux pour s’approprier cette popularité en copiant/collant les contenus et en refusant de linker normalement le site original. Par un mécanisme auto-entretenu, Wikipédia accroît ses pages de façon parfois parasitaire par le pillage de contenus tandis que les sites originaux végètent en pages secondaires des moteurs.

Dernier élément de critique (de façon provisoire car il y aurait encore beaucoup à dire). On sait que les moteurs de recherche, à commencer par Google, interdisent aux webmasters dans leurs lignes de conduite de créer ce qu’on appelle des pages satellites, dont la seule fonction est de rediriger automatiquement vers les “vraies” pages de contenu du site. Ces pages satellites fonctionnent comme des pièges à moteurs, lesquels viennent moissonner les mots-clé et se font attraper. Il se trouve que Wikipédia utilise des milliers de pages appelées les stubs qui ont précisément cette fonction. Mais les moteurs de recherche restent complètement impuissants, pour ne pas dire complices, face à cette situation. Selon que vous soyiez puissant ou misérable…

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