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Quai d'Orsay , film français de Bertrand Tavernier, sorti en 2013 Analyse critiqueUn jeune diplômé de l'ENA, Arthur Vlaminck, est appelé à travailler au service du ministre des Affaires étrangères de droite, Alexandre Taillard de Worms. Mais entre le flegme du directeur de cabinet, Claude Maupas, et les coups bas montés par les autres conseillers nourris par l'ambition, dans un contexte difficile pour la diplomatie mondiale préoccupée par un conflit et les feuilles qui volent au passage du ministre Taillard de Worms, le jeune Vlaminck se rendra rapidement compte qu'être le « chargé de langage » du chef de la diplomatie n'est pas de tout repos. Rédiger le discours d'un ministre n'est guère chose aisée : le directeur de cabinet l'approuve, les autres conseillers le dénigrent ; occuper un coin de bureau pour écrire les moutures sans être dérangé par les fréquentes allées et venues du ministre demande bien de la patience ; approcher le chef de la diplomatie pour lui communiquer quelque information semble être impossible. Ainsi se résument les journées d'Arthur Vlaminck, qu'il conte le soir venu à sa compagne, une institutrice engagée à gauche comme lui-même. Au cours de sa longue carrière, Tavernier a déjà abordé à quelques reprises les arcanes du pouvoir et les rapports de force hiérarchiques (Que la fête commence…, Capitaine Conan, la Princesse de Montpensier), mais c’est la première fois que le cinéaste traite la question sous un angle contemporain et aussi sarcastique. Chapitré, comme la BD, par les pensées d’Héraclite («L’homme stupide, devant tout discours, demeure frappé d’effroi», par exemple), Quai d’Orsay est une plongée édifiante dans le quotidien du ministère des Affaires étrangères, tel que l’appréhende un jeune conseiller qui va en voir des vertes et des pas mûres en découvrant le fonctionnement d’un dédale phagocyté par un mélange de petitesse humaine et d’aberrations administratives : coups tordus entre collègues sur fond de jalousies et de rivalités, décisions prises à l’emporte-pièce, vacuité d’une phraséologie à peu près autant déconnectée des réalités que ceux qui en abusent. Le discours prononcé à la fin du film par le ministre des Affaires étrangères reprend les mots d'un discours réellement prononcé par Dominique de Villepin, le 14 février 2003, à l'ONU, contre une intervention militaire en Irak, pays accusé faussement de détenir des armes de destruction massive. Distribution
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