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Le Quai des brumes film français réalisé par Marcel Carné et sorti en 1938

Il est adapté du roman éponyme de Pierre Mac Orlan publié en 1927. Le titre du film est souvent abrégé en Quai des brumes dénotant ainsi sa dimension de lieu de mémoire du cinéma français, titre d'ailleurs repris sur certaines jaquettes de vidéo-cassettes et dans la plupart des programmes télévisés.

Quai des brumes reste le chef d'œuvre de l'école dite du réalisme poétique. François Truffaut

Analyse critique

Jean , un déserteur de l'armée coloniale, arrive au Havre d'où il veut quitter la France. Dans le bistrot de Panama, un original, Il fait aussi la connaissance de Nelly, jeune fille mélancolique terrorisée par son tuteur Zabel qu'elle soupçonne d'avoir assassiné Maurice, son amant. Nelly est également convoitée Lucien, un jeune truand local qui se heurte ainsi à Jean Pour défendre Nelly, Jean tue Zabel. Alors qu'il s'enfuit pour le Venezuela, il est assassiné par Lucien.

Quai des brumes est accueilli avec enthousiasme par nombre de critiques et glane les récompenses les plus prestigieuses : prix Louis-Delluc et Méliès, grand prix du cinéma français ; une distinction au festival de Venise pour ses « qualités artistiques » .

Le ton du film est sombre et désespéré, à l’image d’une époque qui vit sous la menace d’une guerre imminente. Prisonniers de la fatalité, en marge de la loi, condamnés à partir ou à périr, les antihéros du Quai des brumes évoluent dans un décor sordide, remarquablement conçu et réalisé par Alexandre Trauner, perdu dans la nuit, envahi par le brouillard, inondé de pluie. Seule lueur dans ces ténèbres de la solitude et du malheur, l’amour auquel le destin n’accorde qu’une brève fulgurance. Le décor, les personnages, l’atmosphère du Quai des brumes sont typiques de tout un courant du cinéma français des années trente : le réalisme poétique, auquel appartiennent, outre les œuvres de Carné, certains films de cinéastes comme Pierre Chenal, Julien Duvivier ou Jean Grémillon.

Dialogues

  • C'est dans ce film que Gabin prononce son célèbre « T'as de beaux yeux tu sais », dans une scène avec Michèle Morgan.
  • « Il vaut mieux avoir cette tête-là que pas de tête du tout », est prononcé par Michel Simon.
  • « C’est la vie, la vacherie quoi ! » prononcé par Jean Gabin.

Distribution

  • Jean Gabin : Jean, le déserteur
  • Michèle Morgan : Nelly, la jeune fille sous tutelle
  • Michel Simon : Zabel, le tuteur de Nelly
  • Pierre Brasseur : Lucien Le Gardier, chef de bande
  • Édouard Delmont : Panama, le patron de l'auberge
  • Aimos : Quart-Vittel
  • Robert Le Vigan : Michel Krauss, le peintre
  • René Génin : Docteur Mollet
  • Marcel Pérès : Le chauffeur du camion
  • Jenny Burnay : Une fille, amie de Lucien
  • Roger Legris : Le garçon d'hôtel

Fiche technique

  • Titre : Le Quai des brumes
  • Titre anglais Port of Shadows
  • Réalisation : Marcel Carné
  • Scénario d'après Le Quai des brumes de Pierre Mac Orlan (Gallimard 1927)
  • Adaptation et dialogues : Jacques Prévert
  • Société de production : Ciné-Alliance
  • Chef de production: Gregor Rabinovitch
  • Directeur de production: Simon Schiffrin
  • Photographie : Eugen Schüfftan
  • Montage : René Le Hénaff; assisté de A.Chourat
  • Musique originale: Maurice Jaubert
  • Affiche : Clément Hurel
  • Durée : 91 minutes
  • Format : 35mm, Noir et Blanc
  • Sortie : 18 mai 1938 à Paris
Récompenses
  • Prix Louis Delluc 1939
  • Grand Prix national du cinéma français 1939
  • Prix Méliès de l'Académie du film (ex æquo avec La Bête humaine de Jean Renoir)

Fiche Imdb

Reproduction possible des textes sans altération, ni usage commercial avec mention de l'origine. .88x31.png Credit auteur : Ann.Ledoux