Sommaire (edit)Le cinéma
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Que la fête commence est un film français de Bertrand Tavernier, sorti en 1975 Analyse1718 en Bretagne. La révolte éclate, contre la pression du pouvoir et la famine qui sévit, sous la direction d'un nobliau impatient, le marquis de Pontcallec. Avant de passer à l'action armée, le marquis décide de se rendre à Paris et d'avoir un entretien avec le Régent, Philippe d'Orléans. Celui-ci est un chef d'État libéral et travailleur. Du moins le jour, car, dès la nuit tombée, il court aux petits soupers et aux fêtes galantes. Il vient justement d'enterrer sa fille Joufflotte. Il est parvenu à surmonter son chagrin et semble saisi d'une énergie nouvelle pour gouverner. L'abbé Dubois, son ministre et complice, l'incite à sévir contre les Bretons, mais il est éconduit avec humour. Par ailleurs, sous la régence de Louis XV (arrière-petit fils de Louis XIV) par son oncle Philippe d'Orléans (neveu de Louis XIV), la conspiration de Cellamare est ourdie par l'Espagne en 1718 pour retirer la Régence du royaume de France à Philippe d'Orléans à l'avantage du roi Philippe V d'Espagne (petit fils de Louis XIV, mais ayant renoncé à ses droits). De Pontcallec espère gagner dans cette conspiration l'indépendance républicaine de la Bretagne et sa libération de ses devoirs de vassalité vis à vis du régent. L'abbé Dubois, homme de confiance du régent et manipulateur ambitieux, se charge de mettre fin à la conspiration tout en prenant grand soin d'utiliser cette conspiration pour assouvir ses ambitions de promotions de pouvoir et de fortune. De Pontcallec arrive à Paris, où il est arrêté et déporté vers la Louisiane. Il parvient à s'échapper et rejoint son manoir, bien décidé cette fois à déclarer la guerre au Régent. Cette révolte fait bien l'affaire de l'abbé Dubois qui grossit auprès du Régent l'importance du complot. Celui-ci accepte de faire arrêter Pontcallec mais refuse toute effusion de sang. À Paris, la situation s'aggrave : c'est la banqueroute. Dubois exige un exemple et arrache la condamnation de Pontcallec et de ses trois amis qui seront exécutés sans autre forme de procès. Ce film rend compte d'un régime entre arrogance et libertinage avec des interprètes admirables servis par des dialogues d'esprit dans des scènes jubilatoires. La complexité de l’intrigue, l’importance donnée aux seconds rôles, multiples et servis par une distribution excellente, concourent à la finesse de l’analyse de cette période transitoire que fut la Régence. Portrait d’un homme intelligent, brillant et licencieux, Que la fête commence propose une interprétation des événements historiques de cette période d’extrême libéralisation des mœurs, de réaction politique et morale contre l’absolutisme et le rigorisme installés sous le règne précédent. Opposant misère du peuple et licence de la cour, il décèle dans cette période les signes précurseurs de la Révolution. L’intelligence des dialogues, la vivacité de la peinture des mœurs, le choix du réalisme et de la sobriété contre tout spectaculaire dans la représentation, contribuent à la parfaite réussite de ce tableau d’une époque, alliant magistralement comédie et réflexion historique. Lors de sa sortie, en mars 1975, beaucoup reconnurent dans le personnage incarné par Philipe Noiret, le nouveau président Valéry Giscard d’Estaing, sa modernité, comparée à celle de ses prédécesseurs. L’action réformatrice de son gouvernement (loi sur l’avortement, majorité à 18 ans, position pro-européenne) étant elle aussi contrariée par les intérêts de ses alliés Gaullistes représentés à l’époque par son Premier ministre et ennemi intime, Jacques Chirac. Son nom est d’ailleurs utilisé dans le film pour un des personnages secondaires, le chirurgien du Régent. Citations
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Credit auteur : Ann.Ledoux