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L'Armée des douze singes (Twelve Monkeys) film de Terry Gilliam sorti en 1995.

Analyse

En 2035, un prisonnier du nom de James Cole est engagé contre son gré comme cobaye dans une expérience ayant pour but de l'envoyer dans le passé, en l'an 1996. Il doit recueillir des informations au sujet d'un virus mortel qui a anéanti presque toute la population terrestre, obligeant les survivants à se réfugier sous terre pour ne pas être contaminés.

Il est d'abord envoyé trop loin dans le passé et arrive en avril 1990. Pris pour un fou, il est interné en hôpital psychiatrique, où il fait la connaissance d'une psychiatre, le docteur Kathryn Railly, et d'un autre interné, Jeffrey Goines, fils d'un scientifique qui travaille sur les virus.

Après avoir été ramené dans "son" présent, puis une courte incursion involontaire au milieu d'une bataille de la Première Guerre mondiale, il est renvoyé en 1996, quelques semaines avant que n'éclate l'épidémie qui exterminera presque toute l'humanité.

Le film est inspiré de façon lointaine de La Jetée, de Chris Marker; comme dans celui-ci, on voit un homme hanté par une image récurrente et indéchiffrable. Dans ce cas c'est une course-poursuite mortelle. S’agit-il d’un rêve ou d’un souvenir ? Son voyage lui apportera peut-être la réponse. Ce voyage kafkaïen dans le temps équivaut à un « trip » délirant aux confins du rêve et de la réalité, de la raison et de la démence. Avec le concours malheureux de Kathryn, Cole précipite la catastrophe en voulant l’éviter.

Mélange d’éléments high-tech et de ferraille moyenâgeuse, architecture monumentale aux circonvolutions évoquant celles d’un vaste cerveau malade : le décor de l’an 2035 participe de ce délire poétique. Bruce Willis est d’une sobriété impeccable et Madeleine Stowe dégage une fragilité envoûtante. Ce thriller suffocant est enfin une belle histoire d’amour, tragique et cruelle.

Un passage vers la fin du film montre les héros en fuite qui se réfugient dans un cinéma où se joue Sueurs froides (Vertigo) d'Alfred Hitchcock. On voit un extrait du film où les personnages joués par James Stewart et Kim Novak se trouvent dans le parc Big Basin Redwoods State de Santa Cruz, en Californie. Ils évoquent le passage du temps devant la coupe d'un séquoia, l'actrice montrant «Ici je suis née... et ici, je suis morte». L'extrait d'Hitchcock fait ainsi écho au voyage dans le temps et au destin du personnage incarné par Bruce Willis .

Le passage est aussi un clin d'œil à La Jetée, où l'on voit plusieurs images de coupes d'arbre, et dont le lien avec cette scène précise de Sueurs froides est reconnu explicitement par Chris Marker dans son film de 1982 Sans soleil.

On peut y voir un autre clin d'œil: l'extrait du film d'Hitchcock montre un acteur nommé James enlaçant un personnage nommé Madeleine, alors qu'à ce moment du film de Gilliam un personnage nommé James étreint une actrice nommée Madeleine.

Distribution

  • Bruce Willis : James Cole
  • Madeleine Stowe : Dr. Kathryn Railly
  • Brad Pitt : Jeffrey Goines
  • Christopher Plummer : Dr. Leland Goines
  • Jon Seda : Jose
  • Christopher Meloni : lieutenant Halperin
  • Joseph Melito : James Cole enfant
  • David Morse : Dr. Peters
  • Michael Chance : Scarface
  • Vernon Campbell : Tiny
  • H. Michael Walls : Botaniste
  • Bob Adrian : Géologue
  • Simon Jones : Zoologue
  • Frank Gorshin : Docteur Owen Fletcher

Fiche technique

  • Titre original : Twelve Monkeys
  • Réalisation : Terry Gilliam
  • Scénario : David Webb Peoples, Janet Peoples
  • Producteur: Charles Roven
  • Société de production: Atlas Entertainment et Universal Pictures
  • Directeur de la photographie: Roger Pratt
  • Monteur: Mick Audsley
  • Musique originale : Paul Buckmaster
  • Pays : États-Unis
  • Durée : 130 minutes
  • Dates de sortie : 27 décembre 1995 , 28 février 1996 (France)
Reproduction possible des textes sans altération, ni usage commercial avec mention de l'origine. .88x31.png Credit auteur : Ann.Ledoux