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Federico Fellini est un réalisateur de cinéma et scénariste italien né à Rimini dans la région d'Émilie-Romagne en Italie le 20 janvier 1920 et décédé à Rome (Italie) le 31 octobre 1993 à l'âge de 73 ans.

Les relations passionnelles et conflictuelles qu'il entretient avec les femmes et son pays natal, l'Italie (deux des thèmes majeurs du cinéma fellinien), marquent la plupart de ses films.

Filmographie

  • 1950 : Les Feux du music-hall (Luci del varietà) co-réalisation de Fellini et Alberto Lattuada avec Peppino de Filippo, Giulietta Masina
  • 1952 : Le Cheik blanc ou Courrier du cœur (Lo Sceicco bianco) avec Alberto Sordi, Giulietta Masina
  • 1953 : L'Amour à la ville (L'Amore in città) co-réalisation de Fellini, Michelangelo Antonioni, Dino Risi et Alberto Lattuada : épisode Une agence matrimoniale (Agenzia matrimoniale)
  • 1953 : Les Vitelloni (I Vitelloni) avec Alberto Sordi
  • 1954 : La Strada avec Giulietta Masina, Anthony Quinn
  • 1955 : Il Bidone avec Giulietta Masina
  • 1957 : Les Nuits de Cabiria (Le Notti di Cabiria) avec Giulietta Masina, François Périer
  • 1960 : La Dolce vita, parfois intitulé La Douceur de vivre avec Marcello Mastroianni, Anita Ekberg, Anouk Aimée
  • 1962 : Boccace 70 (Boccaccio '70) co-réalisation de Fellini, Luchino Visconti, Mario Monicelli et Vittorio De Sica : épisode Les Tentations du docteur Antonio (Le Tentazioni del dottor Antonio) avec Anita Ekberg
  • 1963 : Huit et demi (Otto e mezzo), avec Marcello Mastroianni, Sandra Milo, Claudia Cardinale, Anouk Aimée
  • 1965 : Juliette des esprits? (Giulietta degli spiriti) avec Giulietta Masina, Sandra Milo, José Luis de Vilallonga, Valentina Cortese, Sylva Koscina, Mario Pisu
  • 1968 : Histoires extraordinaires, co-réalisation de Roger Vadim, sketch Metzengerstein, Louis Malle, sketch William Wilson et Fellini, sketch Il ne faut jamais parier sa tête avec le diable, avec Terence Stamp
  • 1969 : Block notes di un regista (A director's notebook) documentaire avec Fellini lui-même, Giulietta Masina, Marcello Mastroianni
  • 1969 : Satyricon?, également intitulé Fellini-Satyricon avec Martin Potter, Hiram Keller, Magali Noël, Capucine, Alain Cuny
  • 1970 : Les Clowns (I Clowns) avec Annie Fratellini
  • 1972 : Fellini Roma? ('Roma) avec Anna Magnani
  • 1973 : Amarcord avec Magali Noël
  • 1976 : Le Casanova de Fellini (Il Casanova di Federico Fellini) avec Donald Sutherland
  • 1979 : Répétition d'orchestre (Prova d'orchestra)
  • 1980 : La Cité des femmes (La Città delle donne) avec Marcello Mastroianni
  • 1983 : Et vogue le navire... (E la nave va...) avec Pina Bausch
  • 1985 : Ginger et Fred (Ginger e Fred) avec Giulietta Masina, Marcello Mastroianni
  • 1987 : Intervista avec Marcello Mastroianni, Anita Ekberg
  • 1990 : La Voce della luna parfois intitulé La Voix de la lune avec Roberto Benigni

Biographie

Issu d'une famille de la petite bourgeoisie de province, Federico Fellini est né dans la station balnéaire de Rimini, sur la côte adriatique. Attiré par le journalisme et par le dessin de presse, il s'installe, en 1939, à Rome où il se fait engager dans un hebdomadaire humoristique à grand tirage.

Il a écrit une série de nouvelles destinées à être dites à la radio. L'une des « lectrices » est Giulietta Masina. Lorsqu'il la rencontre, c'est le coup de foudre : il l’épouse le 30 octobre 1943.

Il débute au cinéma comme script et comme assistant-scénariste de Roberto Rossellini pour le film Rome, ville ouverte (Roma, città aperta) en 1945. Si cette collaboration dure plusieurs années, Fellini travaille également aux côtés de Pietro Germi (Au nom de la loi, In nome della legge en 1948) et d'Alberto Lattuada (Sans pitié, Senza pietà en 1947). C'est avec ce dernier qu'il réalise sa première véritable mise en scène, Les Feux du music-hall (Luci del varietà) en 1951, une œuvre fortement influencée par le courant néoréaliste.

En 1952, il assure seul la réalisation de la comédie du Cheik blanc (Lo Sceicco bianco), puis tourne en 1953 Les Vitelloni (I Vitelloni), imposant définitivement l'univers fellinien.

C'est à La Strada, en 1954, que Federico Fellini doit son succès international. Dans ce film, comme dans Il Bidone en 1955 et dans Les Nuits de Cabiria (Le Notti de Cabiria) en 1957, il met en vedette sa femme, Giulietta Masina. Dans le premier film, elle joue le rôle de Gelsomina, une misérable artiste de cirque, brutalisée par Zampanò, le directeur de la troupe (Anthony Quinn), et, dans le dernier, celui de Cabiria, une prostituée courageuse, mais naïve.

La Dolce vita en 1960, qui obtiendra une Palme d'or au festival de Cannes, est un tournant décisif : il impose définitivement ce qu'on appellera désormais (souvent à tort et à travers) le baroque fellinien, qui définit notamment les personnages (exubérants, extravagants, véritables caricatures vivantes), la narration (pas de réelle progression dramatique) ou le traitement du temps (le réel et l'imaginaire s'entremêlent allègrement).

L'énorme succès de La Dolce vita, dont la musique lancinante signée Nino Rota allait faire le tour du monde, lui permet de réaliser, trois ans plus tard, son film le plus personnel et le plus ambitieux, Huit et demi (Otto e mezzo). En livrant ainsi ses angoisses et ses fantasmes de cinéaste à travers son « double cinématographique » Marcello Mastroianni, Fellini propose une réflexion passionnante sur la création artistique.

Après la démesure de son Satyricon en 1969, d'après l'œuvre de Pétrone, Fellini, désormais débarrassé de l'héritage néoréaliste, plonge dans ses souvenirs d'enfance avec Les Clowns (I Clowns) en 1970, téléfilm sorti aussi dans les salles de cinéma, Fellini Roma en 1972 et, surtout, Amarcord en 1973, qui évoque son adolescence à Rimini, sa ville natale.

Avec Le Casanova de Fellini (Il Casanova di Federico Fellini) en 1976, il renoue momentanément avec le baroque fastueux du Satyricon. Mais sa veine intime reprend le dessus, avec un nouveau téléfilm qui sera également exploité dans les salles de cinéma : Répétition d'orchestre (Prova d'orchestra) en 1979.

Les années 1980 s'ouvrent sur La Cité des femmes (La Città delle donne) en 1980. Suivront Et vogue le navire... (E la nave va...) en 1983, véritable opéra funèbre, Ginger et Fred (Ginger e Fred) en 1985 et Intervista en 1987.

C'est avec La Voce della luna, en 1990, un film au climat crépusculaire - ce qui lui donne, retrospectivement, un aspect étrangement prémonitoire - que se clôt l'activité cinématographique de Fellini.

Principales récompenses

  • 1953 : Lion d'argent à la Biennale de Venise pour Les Vitelloni
  • 1954 : Lion d'argent à la Biennale de Venise pour La Strada
  • 1956 : Oscar du meilleur film étranger pour La Strada
  • 1957 : Oscar du meilleur film étranger pour Les Nuits de Cabiria
  • 1960 : Palme d'or au festival de Cannes pour La Dolce vita
  • 1960 : David di Donatello d'or de la meilleure réalisation pour La Dolce vita
  • 1961 : NYFCC Award du meilleur film étranger pour La Dolce vita
  • 1963 : Oscar du meilleur film étranger pour Huit et demi
  • 1963 : Grand Prix du festival de Moscou pour Huit et demi
  • 1965 : NYFCC Award pour Juliette des esprits
  • 1972 : Grand Prix de la Commission Supérieure Technique au festival de Cannes pour Fellini Roma
  • 1974 : Deux David di Donatello d'or (meilleur film et meilleure réalisation) pour Amarcord
  • 1974 : Oscar du meilleur film étranger pour Amarcord
  • 1984 : Deux David di Donatello d'or du meilleur film et du meilleur scénario pour Et vogue le navire...
  • 1987 : Grand Prix du Festival international du film de Moscou pour Intervista
Reproduction possible des textes sans altération, ni usage commercial avec mention de l'origine. .88x31.png Credit auteur : Ann.Ledoux