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Henri-Georges Clouzot (1907-1977) est un réalisateur, scénariste, dialoguiste et producteur de cinéma français.

Filmographie (réalisateur)

  • 1931 : La Terreur des Batignolles
  • 1933 : Tout pour l'amour
  • 1933 : Caprice de princesse
  • 1942 : L'assassin habite au 21
  • 1943 : Le Corbeau
  • 1947 : Quai des Orfèvres? (également dialoguiste)
  • 1949 : Manon
  • 1949 : Le Retour à la vie (segment Le Retour de Jean)
  • 1950 : Le Voyage en Brésil (inachevé)
  • 1950 : Miquette et sa mère
  • 1953 : Le Salaire de la peur (également dialoguiste et producteur)
  • 1955 : Les Diaboliques (également producteur)
  • 1956 : Le Mystère Picasso (également producteur)
  • 1957 : Les Espions (également producteur)
  • 1960 : La Vérité
  • 1964 : L'Enfer, inachevé
  • 1967 : Grands chefs d'orchestre
  • 1968 : La Prisonnière

Biographie

Henri-Georges Clouzot est né à Niort, le 20 novembre 1907. Après des études classiques, il se dirige d'abord vers le journalisme. Il commence par adapter des scénarios, notamment Les inconnus dans la maison d'Henri Decoin avec Raimu et Le dernier des six de Georges Lacombe avec Pierre Fresnay et Suzy Delair, Il débute dans la mise en scène avec L'assassin habite au 21 (1942),et reforme le couple Pierre Fresnay-Suzy Delair, puis réalise en pleine Occupation allemande un film sur la délation, Le Corbeau (1943), qui donne lieu, à la Libération en 1944, à de vives polémiques pour savoir si c'était un acte de résistance ou de collaboration.

À la suite de ce scandale, Clouzot se voit frappé d'une suspension professionnelle temporaire en 1945. Revenu à la réalisation, il remporte plusieurs récompenses aux festivals de Venise et de Cannes avec Quai des orfèvres en 1947, Miquette et sa mère en 1949, tous les deux avec Louis Jouvet, Manon (1949), le Salaire de la peur, avec Yves Montand et Charles Vanel en 1952, films ayant tous bénéficiés d'une large audience. Clouzot s'affirme alors comme un cinéaste adepte d’un réalisme souvent impitoyable, dont les films, marqués par une grande rigueur dans la forme et le scénario, ont souvent fait l’objet de controverses. Il fonde sa société de production Vera Films, en lui donnant le prénom de son épouse Véra Clouzot, actrice d'origine brésilienne, qui apparaît au générique de plusieurs de ses films.

Cinéaste au style classique mais incisif, ses trois premiers films trahissent l'influence du cinéma expressionniste, et surtout Fritz Lang. Il est animé par une sorte de perfectionnisme qui le conduit parfois à tyranniser ses acteurs, moraliste jetant un regard souvent pessimiste sur la société, il est le réalisateur de plusieurs autres films célèbres dont les Diaboliques (1954), film policier haut en suspense mettant en scène un couple ambivalent et ambigu interprété par Simone Signoret et Véra Clouzot, soupçonnées du meurtre du mari de cette dernière (Paul Meurisse) par un inspecteur à la logique implacable (Charles Vanel) ; le Mystère Picasso (1956), un grand documentaire sur la méthode du peintre et sur la naissance de quelques-uns de ses tableaux ; et la Vérité (1960), où Brigitte Bardot trouve son meilleur rôle dramatique.

Henri-Georges Clouzot meurt le 12 janvier 1977 laissant derrière lui une des filmographies les plus abouties et les plus intéressantes du cinéma français.

En 1994, avec L'Enfer, Claude Chabrol a repris le scénario d'un film que Clouzot n'avait pu achever trente ans plus tôt.

Reproduction possible des textes sans altération, ni usage commercial avec mention de l'origine. .88x31.png Credit auteur : Ann.Ledoux