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Maurice Pialat est un réalisateur et scénariste français. Il est également acteur

Maurice Pialat est né le 21 août 1925 à Cunlhat (Puy-de-Dôme, France)

Maurice Pialat prépare d'abord une école d'architecture . Après la guerre, il se tourne bientôt vers la peinture et fréquente pendant plusieurs années l'Ecole des Arts Décoratifs et celle des Beaux-Arts à Paris. Dès le début des années cinquante, entre deux métiers et quelques cours de théâtre, avec une caméra amateur, il s'amuse déjà à tourner quelques petits films.

En 1960, il commence à travailler comme assistant sur des tournages pour le cinéma et la télévision et réalise L'amour existe, un court métrage documentaire qui sera primé au festival de Venise et obtiendra le Prix Louis Delluc. Fort de ce succès, l'année suivante, il met en scène, pour la télévision, un deuxième court métrage (Janine), de fiction cette fois, d'après un scénario de Claude Berri. De 1963 à 1966, il se consacre presqu'exclusivement à des réalisations pour le nouveau média (films de voyages, documentaires pour la série "Les chroniques de France",…).

En 1969, L'Enfance nue, propulse Pialat sur le devant de la scène. Ce film bouleversant sur un gamin de l'Assistance publique est acclamé par les critiques. Il obtient le Prix Jean Vigo et des récompenses aux festivals de Venise et de New York.

La même année, Claude Chabrol lui propose de jouer le rôle du commissaire de police dans Que la bête meure. Taciturne et peu loquace, il y impose sa lourde stature En 1970 et 1971, il travaille de nouveau pour la télévision qui lui a confié la réalisation d'une série de fiction (La maison des bois) en sept épisodes d'une heure.

A partir de son deuxième film (Nous ne vieillirons pas ensemble, sélectionné au Festival de Cannes 1972 et couronné par le Prix d'interprétation masculine de Jean Yanne, il se consacre entièrement au cinéma. Loulou (1980), qui conte l'adultère d'une petite bourgeoise attirée par la marginalité d'un loubard est sélectionné au festival de Cannes, ce film scelle aussi la rencontre de Maurice Pialat et Gérard Depardieu.

A nos amours (1983) est son premier grand succès public. Considéré par beaucoup comme un chef d'œuvre, est récompensé par deux Césars (meilleur film ex æquo avec Le bal d'Ettore Scola, meilleur espoir féminin pour Sandrine Bonnaire;) et le Prix Louis Delluc 1983.

Police (1985), anatomie d'un commissariat de quartier dans lequel un inspecteur de police est confronté au doute et Sous le Soleil de Satan (1987) d'après l'œuvre de Georges Bernanos évocation du combat spirituel, de la quête d'absolu, d'un humble curé de village, le voient de nouveau travailler avec Gérard Depardieu. Sandrine Bonnaire est aussi présente dans le second tout comme lui en abbé de choc.

Un poing levé face aux sifflets d'une partie des spectateurs, une phrase malencontreuse en conclusion de ses "remerciements" ("sachez que si vous ne m'aimez pas, je ne vous aime pas non plus") lorsqu'il s'empare de la Palme d'or lors de la cérémonie de remise des Prix du Festival de Cannes vont créer un malaise entre le public et lui. Ecorché vif, furieux de voir la décision du Jury contesté et la fête ternie, il se refermera un peu plus sur lui même. Il faut attendre 1991 pour découvrir Van Gogh son neuvième film, vision d'un réalisateur-peintre sur un artiste en décalage avec son temps. Les images sont somptueuses, la construction narrative d'une grande intelligence. Quant au jeu acéré de Jacques Dutronc il lui vaudra le César 92 du meilleur acteur.

Avec sa caméra toujours à bonne distance, Pialat filme à vif, façonne une image dépouillée de tout artifice afin de cerner l'essentiel : la vérité intime des personnages. Les plans-séquences qui structurent la plupart de ces films, donnent aux acteurs une importance maximale. Mais derrière cette liberté apparente, cette impression latente d'improvisation, les comédiens sont mis à nu, poussés à investir complètement leurs rôles. Pialat, omniprésent, autoritaire, obsédé par ce qu'il veut obtenir ("le cinéma c'est la vérité du moment où l'on tourne") crée un climat d'insécurité dont certains acteurs se plaignent mais qui les place dans un état de réceptivité impressionnant.

"Il sait mettre en scène les silences, les hésitations, les regards. Et les mots, au delà de leur sens, sont aussi des bruits qui couvrent certains vacarmes intérieurs."

Trente ans de carrière et seulement dix films. Mal connu du public mais reconnu par ses pairs, Maurice Pialat a aujourd'hui toutes les difficultés pour faire aboutir ses différents projets. Derrière les marginaux qui peuplent ses films, l'enfance difficile, l'agonie d'une mère, les déchirements d'un couple, les affres d'un curé, l'indifférence générale qui entoure des héros déphasés et frustes, la misanthropie qui affleure, les hommes incapables d'assumer leur amour, l'éclatement de la famille, son cinéma ressemble à un long et douloureux cri d'amour.

Maurice Pialat meurt le 11 janvier 2003 à Paris. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.

Biographie

Filmographie (réalisateur)

Courts métrages

  • 1961: L'Amour existe
  • 1961: Pigalle
  • 1961: La Corne d'or
  • 1962: Janine
  • 1966: Les Champs-Élysés
  • 1967: De la mer jaillera la lumière
  • 1967: Paris étudiant
  • 1968: Tauromachie en France
  • 1968: Lugdunum

Longs métrages

Acteur (principales apparitions)

Reproduction possible des textes sans altération, ni usage commercial avec mention de l'origine. .88x31.png Credit auteur : Ann.Ledoux